LE SIMULATEUR D'AUBE
Le simulateur d'aube :
Le "must" pour un sommeil de qualité, l'amélioration
de l’humeur et du niveau d’énergie. C’est
ce que tendent à prouver différentes études
médicales parues à l’étranger dont
nous faisons ici le résumé .
1 / L’opinion du Professeur Norman
Rosenthal sur le simulateur d’aube
La conception et la mise au point du simulateur d’aube
résultent essentiellement des travaux de Michael Terman.
Plus récemment le Docteur D. Avery a contribué
par ses recherches à améliorer nos connaissances
en ce domaine.
L’opinion du Docteur Norman Rosenthal sur la simulation
d’aube est des plus intéressantes, parce qu’il
est considéré comme ‘’le père
fondateur’’ de la luminotherapie classique.
Cette opinion est exprimée dans la dernière
édition de son ouvrage ‘’Winter Blues’’,
(pages 134-135).
‘’Comment puis je recevoir mon traitement de
luminothérapie pendant que je suis endormi ? …
Il est curieux de relever que la simulation de l’aube
est effective alors que l’utilisateur a les yeux fermés,
et que ce traitement met en œuvre une lumière
pratiquement similaire à celle des lampes ordinaires…...
Notre opinion est que les yeux sont si sensibles dans les
heures précédant le réveil, qu’ils
sont capables de répondre, même à de très
petits signaux lumineux, transmis à travers les yeux
fermés du patient’’.
‘’Les chercheurs ont démontré qu’une
simulation de l’aube peut aider les personnes atteintes
de dépression saisonnière à se lever
le matin et a se sentir mieux pendant la journée. On
peut penser que durant les toutes dernières heures
du sommeil les yeux enregistrent la qualité de la lumière
existant dans notre environnement, et qu’ils signalent
au cerveau qu’il est temps de sortir du lit ou de rester
enfoui sous les couvertures.’’
‘’Pendant des années j’ai conseillé
à mes patients de relier leur lampe de chevet à
un minuteur, de façon à mettre en marche la
lampe, une heure ou deux environ avant l’heure programmée
de réveil…
Les avantages du simulateur d’aube sont pour le Docteur
Norman Rosenthal les suivants :
" 1/ sa taille compacte, qui est idéale pour
les voyageurs – je ne voyage pas en hiver sans emporter
le mien ;
2/ le fait que l’on puisse installer dessus n’importe
quelle lampe à incandescence ;
3/ la possibilité de programmer la durée de
la simulation d’aube, c'est-à-dire l’intervalle
de temps entre l’obscurité complète et
l’intensité maximale de la lumière
4 / Les recherches importantes sur le simulateur d’aube,
qui ont démontré son efficacité dans
la réduction des symptômes du Trouble Affectif
Saisonnier."
Pour une utilisation efficace d’un point de vue thérapeutique,
Norman Rosenthal recommande d’utiliser des lampes de
60 watts à 100 watts maximum , et de programmer la
simulation sur une durée allant de une heure, à
une heure trente. Il recommande surtout de combiner l’utilisation
d’un simulateur d’aube avec celle d’une
lampe de luminothérapie classique.
2 / Effets du simulateur d’aube sur
la qualité du sommeil
Cette étude a été publiée dans
le bulletin BMC Psychiatry de l’année 2003. Elle
est particulièrement intéressante, car elle
a porté sur des personnes en bonne santé et
visait à déterminer l’influence du simulateur
d’aube sur la qualité du sommeil.
Cette expérimentation a été menée
par Sami Leppämäki, (1,2) Ybe Meesters (3), Jari
Haukka (1), Jouko Lönnqvist (1), et Timo Partonen (1),
membres respectivement des institutions suivantes :
1 - Departement of mental health, National Public Institute,
Helsinki, Finlande.
2- Département de psychiatrie , Helsinki University
Central Hospital, Espoo, Finlande.
3- Département de psychiatrie biologique, Academic
Hospital Groningen, Hollande.
Présentation par les auteurs de l’étude
:
‘’Nous présentons, à notre connaissance,
la première étude sur l'effet de la simulation
d'aube sur le sommeil sur une population non clinique’’.
‘’La lumière est le plus important indicateur
de temps chez l'homme. Pendant l'hiver il est ainsi possible
que l'horloge biologique devienne moins stable du fait de
l'intensité inférieure de la lumière
et d’une photopériode plus courte. Nous avons
présumé que sur un certain nombre de personnes
la simulation d’aube pourrait se révéler
utile, l'hiver en particulier. Elle pourrait maintenir l'horloge
biologique interne dans une phase désirée en
relation avec l'heure réelle, empêchant la désynchronisation,
facilitant le sommeil et améliorant le processus de
réveil.’’
‘’L’exposition à la lumière
le matin administrée sous forme de simulation d’aube
parait une méthode prometteuse pour traiter le désordre
affectif saisonnier, mais elle peut aussi aider à mieux
réguler notre horloge biologique, pour tout ce qui
touche au sommeil pendant l’hiver. Les troubles du sommeil
sont assez communs et peuvent compromettre le bien-être
même à court terme. Notre hypothèse était
que la simulation d’aube pourrait améliorer la
qualité subjective du sommeil pendant l'hiver’’
Protocole de l’expérimentation
A partir des registres de la population nationale finlandaise,
il a été initialement constitué un échantillon
aléatoire de 1000 personnes, âgées de
plus de 17 ans.
Ces 1000 personnes ont été invitées par
lettre à participer à une expérimentation
relative aux effets de la simulation d’aube sur le sommeil.
Seules pouvaient être retenues les personnes ne travaillant
pas en équipe alternée, n’ayant pas été
hospitalisées, et n’ayant pas utilisé
de médicaments sur les six derniers mois. Il a été
retenu sur ce premier échantillon un second échantillon
aléatoire de 100 personnes.
Selon une méthode habituelle, le simulateur d'aube
était placé sur une table de chevet, à
côté du lit, à hauteur d'œil. La
distance du simulateur aux yeux du patient était d’environ
30 centimètres, et l'illumination était la même
pour toutes les personnes. L’intensité du simulateur
était faible au départ (moins d’un lux)
mais augmentait progressivement, atteignant le plus haut niveau
au bout de 30 minutes.
Le simulateur d'aube devait servir de réveil matin
habituel aux personnes ayant participé à l’expérimentation.
L'expérience a duré huit semaines : deux semaines
de simulation d’aube suivies de deux semaines sans simulateur,
ce cycle étant répété sur les
quatre semaines suivantes
L’évaluation de la qualité du sommeil
était faite sur la base du questionnaire de Groningue
(GSQS). Ce questionnaire permet de faire ressortir selon ses
classifications, établies sur une échelle de
14 points, successivement un sommeil sans restriction et calme
(0 à 2 points), un sommeil perturbé (6 à
7 points), ou un sommeil de très mauvaise qualité
(au-delà).
Les résultats de l’étude se sont révélés
positifs.
Sur les personnes ayant participé à l’expérimentation,
35% ont estimé que la simulation d'aube rendait leur
sommeil de qualité meilleure ou un peu meilleure. 9.2%
ont rapporté avoir éprouvé des effets
secondaires attribués à la lumière.
L'interaction était fortement significative. La qualité
du sommeil s'est améliorée constamment (0.19
unité par jour) pendant l'administration quotidienne
de la simulation d’aube. Cela a pris six jours pour
que l'avantage de ce type de traitement apparaisse, et après
deux semaines, l'amélioration moyenne était
1.7 point.
Les auteurs concluent comme suit :
‘ Nos résultats suggèrent que la simulation
d’aube améliore la qualité subjective
du sommeil pendant les mois où il fait sombre, en automne
et en hiver. Elle semble efficace pour les hommes et femmes
en bonne santé, cela, quel que soit leur l'âge’’.
‘’La simulation d’aube semble être
une méthode sure, relativement bien tolérée,
et probablement un moyen efficace d'alléger modestement
les troubles du sommeil liés à une moindre luminosité
pendant l'hiver’’.
Annexe : Système d’évaluation de la qualité
du sommeil De Groningue
1. J'ai eu un sommeil profond la nuit passée.
2. J'estime que j'ai mal dormi la nuit mal passée.
3. Il m’a fallu plus d’une demi-heure la nuit
passée pour m’endormir.
4. Je me suis réveillé plusieurs fois la nuit
passée.
5. Je me suis senti fatigué après m’être
réveillé ce matin.
6. J'estime que je n'ai pas assez dormi la nuit passée.
7. Je me suis levé au milieu de la nuit.
8. Je me suis senti reposé après m’être
réveillé ce matin.
9. J'estime que je seulement ai eu quelques heures de sommeil
la nuit passée.
10. J'estime que j'ai bien dormi la nuit passée.
11. Hier soir, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.
12. Je n'ai pas eu de problème à m’endormir
la nuit passée.
13. Hier soir, après m’être réveillé
dans la nuit, j’ai eu du mal à me rendormir.
14. Je me suis tourné et retourné dans mon lit
pendant toute la nuit.
15. Je n'ai pas dormi plus de 5 heures la nuit passée.
Méthodes d’évaluation
Toutes les questions comportent une réponse vrai /
faux. La première question ne compte pas dans les points.
Il est compté un point si la réponse est :
- VRAI, pour les questions 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 11, 13, 14,
et 15.
- FAUX, pour les questions 8, 10, et 12
3 / Simulation d’aube contre luminothérapie
classique dans le traitement de la dépression saisonnière:
une étude comparative.
il s’agit d’un thème de recherche désormais
récurent.
La tentation était grande en effet de comparer l’efficacité
de la luminothérapie classique (l’exposition
à une lumière vive de 5.000 à 10.00 lux
pendant un laps de temps déterminé), à
celui de la simulation d’aube. En effet, les simulateurs
d’aube sont présentés de plus en plus
souvent comme une alternative à la luminothérapie
classique dans le traitement de la dépression saisonnière.
Les auteurs de l’étude sont Lingjaerde O, Foreland
AR, et Dankertsen J., membres respectivement du Département
de recherche et d’éducation, Gausatd Hospital,
Oslo, Norvege.
Cette étude a été publiée dans
Acta Psychiatre Scande. 1998 Juil ; 98(1).
Pour comparer l’efficacité respective de ces
deux traitements, 61 patients externes atteints de dépression
saisonnière, âgés de 20 à 70 ans,
dont 80% de femmes, ont été testés pour
recevoir :
- Soit un traitement de luminothérapie classique à
1500 - 2500 lux, administré pendant 2 heures le matin,
durant 6 jours (pour 34 personnes) ;
- Soit un traitement de simulation d’aube à domicile,
avec une intensité lumineuse de100 à 300 lux,
augmentant progressivement sur une durée de 60 à
90 minutes, cela, pendant 2 week end (pour 27 personnes).
Le taux d’amélioration des patients sur la base
d’un critère d’évaluation comparable
(questionnaire dénommé ‘’MADRS’’)
à la fin du traitement, a démontré 40%
d’amélioration en moyenne sur le groupe simulation
d’aube, et une moyenne de 57,4% d’amélioration
dans le groupe luminothérapie.
La majorité des patients des deux groupes a maintenu
cette amélioration pendant neuf semaines. L'âge,
le sexe, une dépression majeure courante ou l'utilisation
courante des antidépresseur n'ont pas influé
sur les résultats de l'un ou l'autre groupe.
Aucun effet secondaire significatif n’a été
observé.
4/ Simulation d’aube et luminothérapie
classique dans le traitement de la dépression saisonnière
: Une étude contrôlée.
Cette autre étude porte sur le même thème.
Ses auteurs sont :Avery Dh, Eder DN, Bolte MA, Hellekson
Cj, Dunner DL, Vitiello MV, et Prinz PN. (Département
de psychiatrie et de sciences comportementales, University
of Washington School of Médicine, Harborview Medical
Center, Seattle Washington).
Cette étude est présentée par ses auteurs
comme suit :
‘’Quelques études de faible ampleur ont
démontré que la simulation de l’aube est
efficace dans le traitement du Trouble Affectif Saisonnier.
Sur un échantillon plus large et une durée de
traitement plus longue, nous avons comparé l’effet
respectif sur des patients atteints de TAS, de la simulation
d’aube, de la luminotherapie classique et d’une
lumière placebo’’.
La méthode suivie pour cette étude était
la suivante :
Des patients, un échantillon composé de 95 personnes,
tous non soumis à un traitement médicamenteux,
ont été placés dans trois situations
différentes :
- Une lumière vive de 10000 lux pendant 30 minutes,
de 6 heures à 6h30 du matin, (pour 33 patients) ;
- Une simulation d’aube avec une lumière de 250
lux, augmentant sur une durée d’une heure trente,
de 4h30 à 6 heures du matin, (pour 31 patients).
- Une lumière rouge placebo, culminant à 5 lux
pendant une heure trente, de 4h30 à 6 heures du matin.
Pendant 6 semaines les résultats ont été
évalués sur la base du questionnaire d’évaluation
‘’SIGH SAD’’
Le résultat démontré a été
le suivant : La simulation d’aube a été
associée à une plus grande rémission
à et de plus forts taux de réponses que le placebo
ou la luminothérapie classique.
5 / Une étude contrôlée
sur la simulation d’aube et le sub-syndrome du Trouble
Affectif Saisonnier.
Cette étude porte sur l’effet de la simulation
d’aube sur la manifestation légère du
Trouble Affectif Saisonnier, (également dénommée
sub-syndrome du TAS). Elle a été publiée
dans Acta Psychiatr Scand. 1993 juillet ; 88(1).
Les auteurs en sont : Norden MJ, et Avery DH. (Département
de psychiatrie et de sciences comportementales, University
of Washington School of Médicine, Seattle).
Un échantillon aléatoire de 16 personnes présentant
des symptômes récurrents saisonniers pendant
la période automne - hiver, mais sans dépression
majeure, a suivi un traitement de simulation d’aube
sur une durée de quatre jours, comportant :
- d’une part une intensité lumineuse évoluant
graduellement pendant 45 minutes pour atteindre 100 lux, (simulation
d’aube lente)
- d’autre part, pendant 4 jours également, une
intensité lumineuse augmentant très rapidement
pour culminer à 100 lux, (simulation d’aube rapide).
Au terme de cette étude, il est apparu que la simulation
d’aube sur une longue durée (aube lente) s’est
révélée sensiblement meilleure que le
processus habituel et que la simulation d'aube rapide, cela,
en améliorant les mesures subjectives de l'énergie,
de l'humeur, de l'intérêt social, de la qualité
du sommeil et de la qualité du réveil.
6 / Autres Références.
- La simulation d'aube peut elle améliorer la difficulté
à se réveiller dans une dépression saisonnière
associée à une hypersomnie ?
Auteurs : Avery DH, Kouri ME, Monaghan K, Bolte MA, Hellekson
C, Eder D.
Publication : J Affective Disorder 2002 Mai 69 (1-3).
Langue : Anglais.
-La simulation de l’aube et le système circadien.
Auteurs : Wehr TA, Aeschbach D, Duncan Wc junior.
Publication : .J Physiol 2001, 535, 937.
Langue : Anglais.
- La simulation de l’aube en tant que thérapeutique.
Auteurs : Terman M, Schlague D, Fairhurst S, Perlman
Publication : Biol. Psychiatry, 1989, 25.
Langue : Anglais.
-Trouble Affectif saisonnier- Une solution nouvelle avec l’aube
?
Auteur : Eagles JM.
Publication : Revue Lancet, 2001, 358.
Langue : Anglais.
- Simulation de l’aube et luminothérapie. Etude
comparative.
Auteurs : Lingjaerde O, Foreland AR, Dankertsen J:
Publication : Acta Psychiatr. Scand 1998, 98.
Langue : Anglais.
- La simulation de l’aube pour un réveil facile.
Auteurs : Meesters Y, Beersma DGM, Partonen TT:.
Publication : Soc. Light Treatment Biol. Rhythms Abstr. 1999,
11.
Langue : Anglais.
- Avance de phase avec la simulation d’aube sur des
êtres humains.
Publication : revue Chronobiology international, journal of
biological and medical rythm, volume 17, Is.5.
Langue : Anglais.
-Troubles du sommeil chez les personnes âgées.
Auteurs : Phillips B, Ancoli-Israel S,
Publication : Sleep Med. 2001, 2:99.
Langue : Anglais.
Notre boutique :
Lampes de luminothérapie
Simulateurs d'aube
En savoir plus :
Essais cliniques sur le simulateur d'aube
La luminothérapie
Les
simulateurs de l’aube
La
dépression saisonnière
Quizz-Test
Interviews :
Jean Claude Neller, Psychologue clinicien
Gérard Pons, Président de l’Association Française
de Luminothérapie
Retourner à
ma page précédente
Retour à la page d'accueil
|