FOIRE AUX QUESTIONS SUR LA LUMINOTHERAPIE
Dans quels cas puis je utiliser un appareil
de luminothérapie ?
La luminotherapie est utilisée essentiellement pour
les problèmes de dépression saisonnière
et de retard de phase dus à des troubles du rythme
circadien : travail de nuit, troubles du sommeil, personne
‘’du soir’’ ne pouvant se coucher
avant une heure fort tardive, jet-lag.
La luminothérapie est utilisée aussi avec efficacité
dans les domaines suivants : Boulimie, troubles compulsifs,
attaques de panique, syndrome de désaccoutumance à
l’alcool, syndrome de fatigue chronique, schizophrénie
avec composantes dépressives, traitement de dépressions
non saisonnières, stratégie alternative aux
anti dépresseurs, céphalées (environ
50% des dépressifs se plaignent de céphalée
et environ 25% des patients souffrant de céphalée
sont dépressifs).
Dans tous les cas il faut prendre préalablement l’avis
de son médecin traitant. En début de traitement
il est aussi indiqué de consulter un ophtalmologiste.
Le traitement pourra alors se faire dans un cadre totalement
sécurisant.
Quelle différence existe il entre
une lampe de luminothérapie et un simulateur de l’aube
?
Le simulateur de l’aube, en l’état de
nos connaissances, concerne les personnes qui ont du mal à
se réveiller, celles souffrant du blues de l’hiver
dans sa forme légère, mais aussi les personnes
en bonne santé désireuses d’obtenir une
meilleure qualité de sommeil et plus d’énergie
dans la journée.
Pour les personnes souffrant de troubles du sommeil ou de
dépressions caractérisés, le simulateur
de l’aube peut venir en complément d’un
traitement de luminotherapie, mais ne saurait suffire à
lui seul.
Quand je m’informe sur la luminothérapie
il est beaucoup question d’ampoules plein spectre. Est
ce la même chose ?
En aucun cas. En fait il y une confusion certaine dans l’esprit
du public.
Pour les personnes souffrant de dépression saisonnière
il est souvent recommandé de s’exposer à
une lumière vive d’une intensité de l’ordre
de 10.000 lux, mais aussi de suivre des recommandations d’ordre
général, comme être le plus souvent à
l’extérieur, où mieux s’éclairer
chez soi et au bureau.
C’est cette dernière recommandation qui est à
l’origine de cette confusion.
Certaines ampoules visent à un meilleur éclairage,
grâce à une lumière épurée
de sa partie jaune surabondante et à un meilleur rendu
des couleurs. Elles contribuent donc à une certaine
forme de bien être et de confort visuel, mais n’ont
pas de vertus thérapeutiques directes, comme une exposition
à la lumière vive.
Mon médecin généraliste
m’a conseillé de m’acheter une lampe de
luminothérapie. Mais il ne m’a pas orienté
vers une marque particulière. Quel appareil choisir
?
Les médecins recommandent le plus souvent de s’exposer
à une puissance de 10.000 Lux à une distance
de 50-60 centimètres. C’est la norme la plus
courante. De nombreuses études ont en effet établi
qu’il était obtenu de meilleurs résultats
en utilisant un appareil de 10.000 lux sur une durée
réduite à 30 minutes
Dans l’appréciation des 10.000 lux Il convient
de prêter attention à la distance de traitement
indiquée par le fabricant. Un appareil de 10.000 lux
à 20 cm de distance ne peut être véritablement
considéré comme étant véritablement
de10.000 lux. Il s’agit plutôt d’un appareil
de 2500 -4000 Lux.
Il ne faut pas omettre qu’on peut difficilement s’exposer
pendant 30 minutes à une lampe, à 20 centimètres
de distance. Le temps de traitement devrait donc être
multiplié par 3 ou 4 pour être efficace.
En conclusion, cette intensité de 10.000 Lux doit
donc être recherchée de préférence
à une distance raisonnable de 40 à 60 cm.
Dans quels cas les appareils de 2500 à
5000 lux à une distance raisonnable peuvent ils être
utilisés ?
En fait ils concernent certains cas particuliers de traitement,
et donc des personnes déjà expérimentées
dans l’utilisation de la luminothérapie. Ces
hypothèses sont assez spécifiques.
De même, ils peuvent être indiqués pour
les personnes expérimentant pour la première
fois la luminothérapie.
Doit on regarder fixement la lumière,
lors d’une séance de luminothérapie ?
Il n’y a pas de nécessité à cet
égard. Néanmoins il est tout à fait recommandé
de regarder fixement la lumière, à intervalles
réguliers, toutes les une ou deux minutes, pendant
quelques secondes.
Dois je n’acheter une lampe que si
elle classée ‘’medical device’’.
?
En matière de luminothérapie, le classement
en medical dévice (selon les normes européennes)
n’est pas une garantie automatique de qualité.
En effet, certains produits –finlandais notamment-,
suivent les normes de leur pays, et sans avoir la classification
en Medical Device, se révèlent d’excellente
qualité.
A l’inverse, il peut arriver qu’une lampe classée
en Medical Device se révèle assez décevante
au plan de la qualité.
En définitive, le nom du fabricant – et son expérience
dans le domaine spécifique de la luminothérapie-
est l’indice de qualité le plus utile.
Ce type d’achat est il pris en charge
par la Sécurité Sociale ?
Il est pris en charge en Allemagne, et en Suisse, et par
de nombreuses mutuelles aux Etats Unis. Ce type de dépenses
n’est pas encore pris en charge par la sécurité
sociale en France.
Quelle est la garantie prévue pour
les lampes de luminothérapie ?
Elle est de longue durée, c'est-à-dire de deux
ans, parfois même de trois ans, à l’exclusion
des tubes fluorescents. Toutefois ces tubes fluorescents sont
eux-mêmes prévus pour durer très longtemps.
Si j’achète une lampe et qu’elle
ne me convient pas, que puis je faire ?
Si celle-ci est achetée sur Internet, vous disposez
d’un délai de rétractation de7 jours,
parfois même d’une garantie satisfait ou remboursé
sur une plus longue durée.
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