La dépression saisonnière - ZeStress.com
  accueil Bien-être Cadre de Vie Diététique Forme Relaxation
 

La dépression saisonnière


Newsletter
S'abonner Ok

Infos : Simulateur d'aube
En savoir plus
Ses effets prouvés
Faq simulateur d'aube
Etudes
Comparatif

Infos : luminothérapie
En savoir plus
Faq luminothérapie
Que choisir ?
Sad et luminothérapie
Quizz-Test
Interview
Illuminez votre vie
News

Eclairage naturel
Eclairage au travail
Interview
Bienfaits de   l'éclairage naturel

Gestion du stress
Le stress
Gérer son stress
Test
Revues du bien-être
News à lire
Relaxation en ligne

NOTRE BOUTIQUE
Simulateur d'aube
Lumie 300
Lumie 200
Luminothérapie
Sommeil
Travail de nuit
Lumière du jour
Vie pratique
Livres
Photothérapie
CD de relaxation
Oméga 3
Loisirs détente

NOS PROMOTIONS





169 127 €


Autres promos

services clients

• Satisfait ou   remboursé
• Délais de livraison


• Qui sommes-nous ?
• Plan du site
• Nos partenaires

 

LA DEPRESSION SAISONNIERE ET LA LUMINOTHERAPIE

   
  Jean Claude NELLER  
 

Jean Claude NELLER ,
Psychologue clinicien

 
   

ZESTRESS : Ces derniers temps, on parle beaucoup de luminothérapie, pourriez-vous nous en dire quelques mots ?

JEAN CLAUDE NELLER : C’est un moyen simple, efficace et médicalement reconnu pour lutter contre la dépression saisonnière, certains troubles du sommeil, le décalage horaire…S’agissant de la dépression saisonnière, c’est la thérapie de choix.
En France, on utilise également les termes de photothérapie ou luxothérapie.

ZESTRESS : Comment caractériser la dépression saisonnière ?

JEAN CLAUDE NELLER : Cette dépression est due à un manque de lumière et d’ensoleillement. Elle apparaît quand les journées raccourcissent et s’assombrissent. Par exemple, le niveau de luminosité diffusé par le soleil passe de 50 000 lux l’été, à 500 lux en hiver, alors que l’on estime généralement que pour conserver notre équilibre interne, cette intensité doit dépasser 2 000 lux au niveau des yeux.

ZESTRESS : quels sont les symptômes de cette dépression, plus connue sous le nom de Trouble Affectif Saisonnier, ou TAS ?

JEAN CLAUDE NELLER : Les symptômes du TAS sont les mêmes que ceux de la dépression majeure : un besoin excessif de sommeil, des états de fatigue chronique, un manque général de dynamisme d'intérêt et de motivation, une prise de poids, un manque de concentration... Toutefois, le diagnostic met en avant un point essentiel pour reconnaître la dépression saisonnière, c’est son rythme récurrent. C’est à dire qu’elle apparaît régulièrement aux environs du mois d’octobre, puis que ses manifestations diminuent pour disparaître aux environs de mars- avril. De plus, et c’est le second symptôme, ce cycle dépressif, se répétera l’année suivante.

ZESTRESS : La dépression saisonnière est elle un phénomène important ?

JEAN CLAUDE NELLER : Tout à fait, puisqu’un grand nombre de personnes se plaignent durant les mois d’automne et d’hiver de différents troubles relevant du TAS, mais dans des manifestations légères. On estime en général, qu’environ 10% à 20% de la population de notre pays serait concernée par cette forme ‘’légère’’ du TAS. C’est donc un phénomène de santé très important.

Le TAS est plus préoccupant, quand il atteint le stade de la dépression sévère. Les statistiques, qu’il faut citer avec quelques précautions, font ressortir généralement que cette forme du TAS concernerait environ 2% de notre population. On évoque assez régulièrement le chiffre de 3 % à 6 % de la population nordique, ou celui de 10% pour la population canadienne.

Le TAS affecte majoritairement les femmes, mais surtout il affecte les enfants, pratiquement dans la même proportion que les adultes. Cela pose problème car chez l’enfant, l’état dépressif sera plus difficilement décelé. Si par exemple ses résultats scolaires ont baissé, que l’enfant présente des difficultés de concentration ou à soutenir les rythmes scolaires, ses parents estimeront que celui ci devient paresseux, qu’il se ’’laisse vivre’, alors qu’il s’agit en fait d’une véritable maladie.

ZESTRESS : La luminothérapie s’adresse elle aussi à la forme légère du TAS ?

JEAN CLAUDE NELLER : Tout à fait. Ces symptômes même légers peuvent affecter assez sérieusement la qualité de vie, d’autant qu’ils sont appelés à durer près de cinq à six mois.

ZESTRESS : Pourquoi certaines personnes sont elles affectées sévèrement par le syndrome du TAS, alors que d’autres le sont à un niveau moindre, et d’autres enfin pas du tout ? En fait quelles sont les causes de ce trouble ?

JEAN CLAUDE NELLER : Là-dessus un certain nombre d’hypothèses ont été avancées L’explication la plus généralement retenue est celle d’une perturbation de leurs rythmes circadiens ou journaliers, c'est-à-dire de leur horloge biologique.

Cette perturbation peut avoir plusieurs causes : une mauvaise adaptabilité à la période octobre-novembre avec une production plus importante de mélatonine, un dérégulation des phases ou de l’amplitude du rythme circadien, une sensibilité particulière de leurs photorécepteurs rétiniens….

On constate aussi fréquemment chez ces personnes une sécrétion de mélatonine en quantités très importantes durant la journée, alors que cette hormone est normalement secrétée le soir, avec la venue de l’obscurité. Aussi, la lumière utilisée à des fins thérapeutiques amène une correction de ces troubles de leur rythme circadien.

ZESTRESS : Comment la lumière agit elle sur le TAS ?

JEAN CLAUDE NELLER : Il existe notamment deux hypothèses. Dans la première, la lumière agirait sur l’épiphyse, une glande synthétisant la mélatonine. Dans la seconde hypothèse, la lumière agirait au niveau des neuro transmetteurs comme la sérotonine et la dopamine.

ZESTRESS : Qu’en est-il maintenant de la luminothérapie appliquée aux troubles du sommeil ?

JEAN CLAUDE NELLER : Les troubles du sommeil sont parfois dus à un dysfonctionnement de notre horloge biologique interne. Il existe des pathologies où le sommeil vient soit trop tard, soit trop tôt, soit à des heures tout à fait irrégulières.
Quand le sommeil vient trop tôt, le traitement de luminotherapie en fin d’après midi va viser à faire reculer l’heure d’endormissement, et donc à recaler le patient sur un rythme normal.
Quand le sommeil vient trop tard c’est le même traitement mais appliqué le matin pour obtenir l’effet inverse d’avancement du rythme. Enfin, il existe un traitement de luminothérapie spécifique pour les personnes soufrant de troubles dans la continuité du sommeil.
Dans ces cas, de nombreuses personnes se font prescrire des médicaments. Or la prise de somnifères ne permet pas de recaler notre horloge biologique sur son ‘’horaire’’ normal, comme le fait la luminothérapie. C’est en ce sens que la luminothérapie est plus efficace en matière de troubles du sommeil qu’un tranquillisant ordinaire.
Ceci a été vérifié notamment en matière de troubles du sommeil spécifiques aux personnes âgées. Chez celles-ci, il se produit fréquemment que leur rythme journalier soit ‘’en avance ’’, ce qui les amène à se coucher trop tôt, puis à se réveiller dans la nuit avec de grandes difficultés à retrouver le sommeil. Le résultat c’est un nombre d’heures de sommeil inférieur à celui dont ils éprouvent physiquement le besoin, mais surtout, une baisse de leur niveau d’énergie, des états chroniques de fatigue.
Pour ce phénomène assez connu, il existe un traitement spécifique de luminothérapie, qui permet de recaler le rythme interne de ces personnes.

ZESTRESS : Comment se déroule concrètement une séance de luminotherapie ?

JEAN CLAUDE NELLER : Une exposition à la lumière est administrée, dans des conditions déterminées, régulièrement à la même heure, en général le matin. Le traitement commence par des séances assez courtes, d’environ 10 minutes, pour arriver graduellement à 30 minutes.
Cette séance peut être pratiquée soit en hôpital ou en clinique, soit à domicile. Les lampes de luminothérapie sont des appareils électro-médicaux, réglementés par une directive européenne. Ce sont des lampes sans émission de rayons ultraviolets, et avec un verre spécial pour filtrer les éventuelles émissions résiduelles d’infrarouge. C’est un produit médical sécurisé, et réglementé avant la mise sur le marché.
S’agissant de l’usage, il suffit que les yeux de la personne soient dans le champ de la lumière. La lampe peut être placée sur une table ou un bureau où l'on peut s'installer pendant le traitement. Celui-ci consiste simplement à s'asseoir près de la lampe allumée et à garder les yeux ouverts. On peut lire ou écrire, prendre le café, se maquiller...Il est surtout important de garder la tête et le corps orientés vers la lampe.
C’est une thérapie confortable et qui s’intègre parfaitement dans les activités quotidiennes du patient

ZESTRESS : Qu’en est il des résultats ?

JEAN CLAUDE NELLER : Au terme du traitement, les données médicales font en général ressortir des résultats bénéfiques chez plus de 80 % des patients. En général, les premiers résultats positifs apparaissent au bout de trois ou quatre séances.

ZESTRESS : La luminothérapie présente t-elle des effets secondaires ?

JEAN CLAUDE NELLER : Habituellement, la luminotherapie est très bien tolérée. Les légers inconvénients qui se présentent rarement peuvent être corrigés par des moyens simples, par exemple, diminuer le temps d’exposition, ou s’éloigner un petit peu de la lampe.




Notre boutique :
Lampes de luminothérapie
Simulateurs d'aube

En savoir plus :
Essais cliniques sur le simulateur d'aube
La luminothérapie
Les simulateurs de l’aube
Comparatif
La dépression saisonnière
Quizz-Test

Interviews :
Jean Claude Neller, Psychologue clinicien
Gérard Pons, Président de l’Association Française de Luminothérapie

Retourner à ma page précédente
Retour à la page d'accueil


 
RELAXATION | BIEN-ETRE | DIETETIQUE | CADRE DE VIE | FORME | NOUS CONTACTER
Ce site a été déclaré à la CNIL sous le n°1040816. Mentions légales
Copyright © Site optimisé pour un affichage 800x600

ZeStress.com > La dépression saisonnière