PENSER AUTREMENT
Plus le stress augmente, plus les
défenses de l'organisme faiblissent et plus le stress
devient dangereux.
Intuitivement chacun sait qu'il
y le risque d'attraper une infection lorsqu'on est fatigué,
déprimé, ou surmené. Ce phénomène
banal démontre l'incidence néfaste d'un stress
excessif sur l'efficacité du système immunitaire.
Des expériences sur des
animaux expliquent cette réaction et soulignent l'importance
de la psychologie du contrôle.
Chez un rat soumis à des
chocs électriques répétés, la
production des principales cellules du système immunitaire,
les lymphocytes T diminue.
En revanche, si l'animal peut faire varier lui même
la fréquence des chocs (en actionnant une manette,
par exemple), ou s'il peut les prévoir (parce qu'ils
sont associés à la prise de nourriture), son
système de défenses ne sera pas altéré.
Une fois encore, la possibilité
de contrôler les stresseurs à un effet protecteur
sur la santé.
Si la gestion de stress obéit
à des règles communes, elle implique malgré
tout une stratégie personnelle. A chacun de trouver
ce qui lui est profitable et ce qui lui réussit sur
le long terme.
La condition préalable est
d'identifier les sources de stress.
Pour cela, il est possible d'établir,
selon une méthode connue, un "carnet de stress"
et noter tout au long de la journée les faits et situations
qui vous ont perturbé : querelle avec votre conjoint,
réflexion désagréable d'un collègue
etc
Notez aussi l'émotion que
cette situation a suscité en vous (anxiété,
colère,) et la pensée qui l'a accompagnée
(" je n'ai vraiment pas de chance"), ainsi que votre
comportement (réponse par des cris, aller faire un
tour).
Ce bilan établi, il faut
passer à l'offensive.
Tout d'abord exercez vous à
penser autrement. Si vous ne pouvez pas changer votre environnement,
vous pouvez modifier la perception que vous en avez.
- Vous vous êtes disputé
avec votre conjoint ce matin. Oubliez cette dispute et vivez
pleinement l'instant présent, exercez vous sur votre
travail.
- Les embouteillages vous agacent. Prenez de la distance avec
ce type de tracas. Ce moment d'inactivité peut être
mis à profit pour songer à des choses agréables,
pour faire des projets.
Relativiser, vivre l'instant présent,
prendre ses distances.
Ces processus actifs suffisent
souvent malgré leur simplicité extrême,
à diminuer le niveau de stress.
Surévaluer le positif et
sous évaluer le négatif, selon la thérapie
cognitive du célèbre psychiatre américain
Aaron Beck.
Gérer son stress consiste
aussi en s'aidant de techniques de relaxation à apprendre
à dire non, sans s'énerver, à changer
d'apparence, à s'octroyer un petit plaisir quotidien
qui procure des émotion positives à l'opposé
du stress.
Apprenez à vous faire plaisir,
à vous laisser aller.
En savoir plus :
- Gérer
le stress
- La
respiration, notre alimentation
- Une vie saine, le
contact avec la nature
Retourner à ma page précédente
Retour à la page
d'accueil
|