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Luminothérapie : interview Gérard Pons


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Docteur François Muller,
(Médecin du travail - AIMT du Bas - Rhin, France)
 
   

 

- M.L Leiner : On est surpris par l’importance et le détail extrême des textes relatifs à l’éclairage des locaux professionnels dans le Code du Travail. De quand ces textes datent ils ?

- Dr F. Muller : Comme la qualité de l’air ou les niveaux sonores, la lumière est un facteur d’environnement essentiel, mais encore trop peu pris en compte en milieu de travail.
Pourtant, les premiers textes concernant l’éclairage sont parus en 1983 et ont été enrichis, depuis, par la publication d’autres décrets et lettres circulaires.
Au niveau communautaire, il n’existe pas encore vraiment de texte spécifique sur l’éclairage des locaux de travail, qui donne par exemple des niveaux d’éclairement pour tel ou tel poste de travail.

- M.L. Leiner : Ces textes réglementent l’éclairage naturel des locaux, mais aussi l’éclairage artificiel.
Pour commencer par l'éclairage naturel, le Code du Travail pose 2 principes ; D’une part, il faut privilégier autant que possible le recours à la lumière naturelle, d’autre part, il doit y avoir la possibilité de vue sur l’extérieur, notamment par des baies vitrées. Quelles sont les nécessités physiologiques et psychologiques justifiant ces deux obligations ?

- Dr F. Muller : La reconnaissance d’effets bénéfiques de la lumière naturelle sur les rythmes biologiques et sur la vigilance confirme qu’un éclairage électrique, même bien conçu et adapté, ne remplace pas l’exposition à la lumière du jour.
Il faut rappeler aussi que la qualité de la lumière naturelle est souvent meilleure que celle de la lumière artificielle avec, notamment, un meilleur rendu des couleurs.

La vue vers l’extérieur permet quant à elle de conserver un contact avec l’extérieur, de rythmer le déroulement d’une journée, et contribue au bien-être général.

Ces deux obligations- lumière naturelle, et vue vers l’extérieur- qui répondent à des besoins fondamentaux, ont été distinguées par le législateur car elles peuvent être respectées par des aménagements différents. Ainsi un dôme apportera la lumière naturelle sans offrir de vue vers l’extérieur.

- M.L. Leiner : Ces 2 obligations s’appliquent en fait au Maître d’Ouvrage, c’est à dire au constructeur de locaux professionnels ?

- Dr F. Muller : Le maître d’ouvrage ou le propriétaire doit fournir un local ou un bâtiment qui permet à l’employeur d’être en conformité avec le Code du Travail. Mais ce dernier a la charge du contrôle périodique obligatoire des installations.

- M.L. Leiner : Le texte indique que l’on doit privilégier autant que possible le recours à la lumière naturelle. Existe il des normes minimales recommandées, à cet égard ?

- Dr F. Muller : La circulaire du 11 avril 1984 ne fixe pas de valeur minimale pour l’éclairement naturel car ce type d’éclairement ne dépend pas exclusivement de l’architecture des locaux mais également des conditions extérieures du site.
Cependant, chaque fois que cela sera possible, il est recommandé d’assurer un éclairement naturel par temps clair, supérieur aux valeurs minimales du décret de 1983.

- M.L. Leiner : Quand le recours à la lumière naturelle et la possibilité de vue sur l’extérieur sont impossibles, que se passe-t-il ? Y a il des mesures prévues pour remédier au confinement des salariés ?

- Dr F. Muller : Il n’y a pas actuellement de textes réglementaires pour remédier à ce confinement.
Il est naturellement conseillé de proposer des mesures compensatoires comme par exemple mise à disposition d’un local de repos avec vue vers l’extérieur ou une aire extérieure avec bancs et tables.
Par ailleurs, il serait souhaitable d’engager dans les entreprises concernées un effort d’information et de sensibiliser les salariés. On pourrait ainsi leur conseiller de passer une heure par jour à l’extérieur, même par temps gris.

- M.L. Leiner : Les locaux aveugles - qui sont, semble il, encore assez fréquents- sont ils licites ?

- Dr F. Muller : Les locaux aveugles, sans vue vers l’extérieur, doivent être limités à des locaux non destinés à des postes de travail fixes ou nécessitant des séjours les plus brefs ou dont la nature de l’activité est incompatible avec la mise en place de baies vitrées.
Ce dernier point est souvent sujet à discussion…Où commence cette incompatibilité ? La circulaire du 28 juin 1990 donne quelques exemples et solutions en insistant sur la nécessité d’informer et de dialoguer avec le maître d’ouvrage lors de la conception des locaux.

- M.L. Leiner : S’agissant de l’éclairage global des locaux, le Code du travail établit des valeurs minimales d’éclairement à respecter. Les textes vont même parfois au-delà, puisqu’ils évoquent des notions telles que l’indice de rendu des couleurs, la réduction des écarts de luminance, les phénomènes de fluctuations de la lumière etc..
Quel est le lien entre l’ensemble de ces mesures et la santé ?

- Dr F. Muller : Quantité et qualité de la lumière vont de pair.
Un éclairement suffisant permettra de voir et d’exécuter correctement une tâche (lecture, couture, etc..) qui se fera dans de bonnes conditions de confort ce qui est d’autant plus vrai quand l’ éclairage est adapté : (avec un bon rendu des couleurs, une absence de zone d’ombre, ou d’éblouissement.)
Une telle situation permet d’éviter une fatigue visuelle et nerveuse, donc le stress, mais permet également encore une diminution des risques d’accident.

- M.L. Leiner : Quels sont les troubles physiologiques ou psychologiques que peut occasionner un éclairement non conforme ?

- Dr F. Muller : Un éclairage insuffisant ou mal conçu, un local aveugle peuvent naturellement, avec d’autres facteurs (bruit, mauvaises postures, etc..), entraîner des troubles de l’humeur pouvant aller jusqu’à la dépression.

Il me paraît évident qu’un bon éclairage participe au bien être et à la santé au travail.
J’en vois la preuve dans la satisfaction manifeste des salariés après le réaménagement de leurs locaux qui n’étaient pas conformes aux recommandations élémentaires.

- M.L. Leiner : un éclairement non conforme peut il être à l’origine d’accidents du travail ?

- Dr F. Muller : Sans la moindre hésitation, oui.
Les principaux enjeux d’un éclairage adapté au poste de travail sont la performance, le confort, mais aussi la sécurité.
Le dernier accident du travail grave dans les entreprises que je surveille impliquait un chariot automoteur et un salarié à pied dans un entrepôt. Après étude des causes de l’accident, il en ressort que l’éclairage insuffisant était un de ses facteurs déterminants.

- M.L. Leiner : Le travail sur écran concerne un très grand nombre de personnes. De nombreuses études ont démontré que l'utilisation dans des conditions inadéquates de ces écrans contribuait à l'apparition de troubles de santé. De quels troubles s’agit il et peut on y remédier ?

- Dr F. Muller : Dans les années 80 des études avaient signalés des troubles cutanés à type d’eczéma, des fausses couches plus fréquentes chez les femmes enceintes lors du travail sur écran. Mais heureusement aucune étude sérieuse n’a depuis lors confirmé ces pathologies.

Travailler intensément devant un écran dans de mauvaises conditions peut engendrer des troubles de la santé du type : fatigue visuelle, troubles musculosquelettiques, stress…Mais, il s’agit de troubles réversibles dans la majorité des cas.

L’aménagement convenable du poste de travail permet d’éviter ce genre de désagréments : implantation correcte de l’écran et du clavier, disposition des luminaires parallèle au regard, siége correct, et, pourquoi pas, quelques exercices de détente de temps en temps.
Tout ceci ne demande pas toujours de gros investissements sur le terrain.
Ces éléments sont développés dans un dossier sur « Le travail sur écran», que nous avons élaboré.

- M.L. Leiner : On dit parfois que la très grande majorité des lampes de bureau disponibles datent des années 1980 et délivrent une luminance élevée dans le champ visuel du salarié travaillant sur écran, ce qui serait contraire à l’article R 232 -7-5 (paragraphe 3) du Code du travail ». Qu’en pensez vous ?

- Dr F. Muller : Il est vrai que beaucoup de lampes individuelles sont mal adaptées au travail de bureau en général, et à fortiori au travail sur écran.

Soit la lumière est trop éblouissante, (lampe dite d’architecte), soit elle ne dispense pas assez d’éclairage, (lampe halogène).

L’idéal est de pouvoir disposer d’une lampe de bureau à éclairage asymétrique équipée de tubes fluorescents compacts. Ce type de lampe se trouve facilement chez les fournisseurs de matériel de bureau.

- M.L. Leiner : De façon plus pratique, comment concevoir un éclairage optimal au bureau et chez soi ? Que faut-il privilégier ?

- Dr F. Muller : Au bureau, la réalisation d’un éclairage performant nécessite de suivre une démarche scrupuleuse permettant de répondre aux besoins du poste de travail tout en respectant la réglementation.

C’est une condition essentielle pour aboutir à de bonnes conditions de travail et éviter des soucis par la suite. Le médecin du travail peut naturellement aider l’employeur dans l’élaboration du cahier de charge, développé dans notre dossier « L’éclairage des locaux de travail ».

A domicile, l’éclairage est d’abord conçu pour créer l’ambiance que l’on souhaite donner à son appartement ou sa maison. Mais il faut aussi penser à l’éclairement correct de certains endroits : cuisine, coin lecture ou couture, le travail sur écran, le bureau des enfants.

Les recommandations restent les mêmes pour éviter une fatigue visuelle, etc... Les nouvelles lampes (fluo compact) et le design actuel des luminaires permettent de réaliser des ambiances lumineuses correctes et adaptées à ses goûts et aux travaux à réaliser.

Lire aussi l’article du Dr F. Muller : L’éclairage des lieux de travail

 



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