Il est préférable de porter des lunettes anti-UV pendant une séance de
luminothérapie.
Pourquoi ?
Il faut raisonner par étapes.
La luminothérapie sauvage
Une lampe de luminothérapie non certifiée CE Medical Device ne
garantit en rien que la dose d’UV qu'elle émet est supportable pour
les yeux.
En luminothérapie, il ne faut pas oublier pas :
- que la puissance théorique de la lampe, 10.000 lux, correspond à
environ 12 ampoules de 100 watts, allumées toutes en même temps.
- et que les yeux sont situés à 30cm/60cm de la lampe.
Les lampes non certifiées sont des appareils électriques sommaires,
équipés de tubes sans marque.
Leur fabricant ne prend aucune mesure technique sérieuse sur cet
appareil.
Même le nombre de lux indiqué est douteux.
Nous avons pu le vérifier.
Ces lampes sont vendues sous des appellations fantaisistes : "Lampe
lumière du jour", "Lampe de bien être" etc., ce qui permet de cacher
leur spécifications réelles.
Les lampes non certifiées sont certes moins chères.
Mais la différence de prix provient de la qualité de leurs composants
: transformateurs et tubes de mauvaise qualité, écran en plastique
basique, etc.
Elle provient aussi des normes, procédures, et contrôles très
nombreux auxquels est soumise une lampe certifiée CE Médical Device.
Ces lampes doivent par exemple obtenir une AMM (Autorisation de Mise
sur le Marché), tout comme un médicament, avant commercialisation.
La protection de votre santé a un prix. Celle de vos yeux aussi.
Au plan du risque UV, il faut donc écarter tous les produits non
certifiés. Equipés de tubes à 6.500 Kelvins, d'écrans de mauvaise
qualité, ce sont pratiquement toujours de gros emetteurs d'UV.
La tâche est difficile, car ce sont les produits les plus nombreux
sur le marché.
Les lampes de luminothérapie certifiées
Pour les lampes certifiées CE Médical Device – leur nombre est
d'ailleurs très limité, soit moins d’une vingtaine sur toute l’europe
- , il existe 4 critères à prendre en compte pour s’assurer d’une
certaine tranquillité d’esprit lors de leur utilisation.
1/ Qu’elles émanant d’un fabricant européen – pour la fiabilité des
informations-constructeur.
2/ Que celui ci soit réputé dans le domaine de la luminothérapie :
Outside in (Grande Bretagne) ou Innojok (Finlande) – car un grand
nombre de données connues est pris en compte par ces fabricants
spécialisés.
3/ Que la lampe soit équipée de tubes à 4.000 kelvins, ce qui réduit
l’émission d’UV.
Si le tube est de 6000/ou 6500/ou 7200 kelvins l’émission d’UV est
beaucoup plus forte. D’ailleurs l’utilisateur s’en rend compte assez
vite, la lumière étant beaucoup plus vive et éblouissante.
4 / Enfin que la lampe soit équipée d’un écran de protection. Son
rôle est de filtrer les UV, même limités, émis par les tubes à 4.000
kelvins.
Ces critères permettent de s’assurer techniquement d’une émission
réduite d’UV.
Il faut suivre ce raisonnement par étapes successives, car les
fabricants ne prennent pas de mesure exacte des UV émis par leurs
produits, pour une raison de coût, probablement.
Le seul fabricant à avoir pris la mesure de l’émission d’UV de sa
lampe équipée de tubes à 4.000 kelvins aboutit à taux de blocage de
99% des UV par son écran de protection.
Le port de lunettes
C’est dire néanmoins, et sauf preuve du contraire qu’il y a, donc,
toujours émission d’UV résiduels, même en quantités infimes.
C’est la donnée la plus probable.
Certes, ces UV demeurent dans des normes infimes et tout à fait
admissibles par notre organisme.
Bien en dessous des doses d’UV reçues habituellement quand nous nous
promenons à l’extérieur.
D’autre part, il ne parait pas que la luminothérapie présente de
dangers particuliers pour la vue.
Une étude ophtalmologique très complète menée sur des personnes ayant
suivi un traitement de luminothérapie sur une durée allant de 3 à 6
ans n’a décelé aucune anomalie au plan oculaire, après traîtement.
(Voir le texte complet de l’étude)
Ceci étant, dans la mesure où l’utilisateur est à une très courte
distance de vue de la lampe émettrice, (30cm à 50cm), dans la mesure
où rien ne permet d’exclure une certaine fragilité oculaire chez
certaines personnes, le fait de porter des lunettes de protection
pendant la séance de luminothérapie ne peut qu’ajouter à la sécurité
du traitement et à notre tranquilité d’esprit.
C'est un moyen de sécuriser encore plus un traitement qui peut être
appelé à durer.
Le port de lunettes anti UV se normalise d’ailleurs pour le corps
médical lors de certains actes opératoires mettant en jeu une source
de lumière.
Il n'y a pas de raisons d'être moins prudent pour les particuliers.
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